Faustine Gaffori : une mère courage ?
Notre histoire se déroule à la moitié du XVIIIe siècle alors que partout en Europe les dynasties royales établies s'effritent et pour certaines s'effondrent. La Sérénissime Gênes qui possédait encore la Corse ne faisait pas exception, elle ne pouvait déjà plus, seule, assurer sa domination et mettre fin à ce que l'on nomme la Révolution corse.
Les corses s'organisaient, des consultes étaient tenues dans le but d'organiser une île qui n'était plus soumise mais pas encore libérée, les habitants s'étaient ainsi donnés des chefs, Hyacinthe Paoli, Louis Giafferi et André Ceccaldi et même un roi, Théodore 1er.
Et si le roi de France aidait la République génoise déclinante cela ne faisait que repousser l'inéluctable, c'est sur, bientôt la Corse serait indépendante.
De 1740 à 1745 environ, Gênes tenta de maintenir seule la Corse sous sa domination, mais sa faiblesse visible et le conflit qui l'opposait à l'Angleterre et à la Sardaigne encouragea les insulaires à réanimer leur lutte . Elle serait désormais conduite par des "protecteurs de la Nation" dont Alério Matra, l'abbé Ignace Venturini et Jean-Pierre Gaffori.
Ce dernier, docteur de formation, se révéla assez vite un redoutable combattant et entreprit de libérer Corté de la garnison génoise qui l'occupait.
Les troupes corses encerclèrent l'envahisseur, ils sont tenus à distance mais progressent pas à pas, l'issue ne fait alors plus aucun doute, les génois sont perdus et doivent se rendre ou périr.
Seulement, plusieurs siècles de domination violente et injuste ont habitués les génois à la traîtrise et à la perfidie, ce dont Gaffori se souvint à la vue de son jeune fils placé ligoté en haut des remparts adverses tel un bouclier humain.
Cette vision arrête les corses, les troupes reculent n'osant pas risquer la vie de l'enfant de leur chef. C'est alors qu'au milieu du chant de bataille surgit Faustine, l'épouse de Jean-Pierre Gaffori et mère de l'enfant. S'adressant tant aux troupes qu'à son époux, elle déclare :"patriotes, tirez, ne pensez pas à mon fils, pensez à la Patrie" (cette phrase varie suivant les auteurs).
Les hommes à contre-cœur s'exécutent et recommencent à regret, mais la rage au cœur, à assaillir l'occupant génois. Miraculeusement l'enfant survécu sans blessure à l'assaut et fut bien vite réconforté par sa mère, Faustine la mère-courage.
L'histoire de Faustine Gaffori pour autant ne s'arrête pas là et si peu de documents font état du reste de sa vie, on retrouve ici et là le rappel d'un autre évènement fameux auquel elle aurait participé.
Le conflit opposant les insulaires à l'occupant génois n'est pas terminé, et alors que Gaffori mène toujours ses hommes à la bataille, les génois fomentent de s'emparer de sa famille en guise de future monnaie d'échange.
A cette occasion et alors que la maison familiale est encerclée des soldats de la Sérénissime et que les hommes qui assurent la protection de la famille pensent à se rendre, Faustine s'approche du fucone en tenant à la main un tonnelet de poudre et déclare : "Choisissez de mourir ou comme des héros ou comme des lâches".
Les corses s'organisaient, des consultes étaient tenues dans le but d'organiser une île qui n'était plus soumise mais pas encore libérée, les habitants s'étaient ainsi donnés des chefs, Hyacinthe Paoli, Louis Giafferi et André Ceccaldi et même un roi, Théodore 1er.
Et si le roi de France aidait la République génoise déclinante cela ne faisait que repousser l'inéluctable, c'est sur, bientôt la Corse serait indépendante.
De 1740 à 1745 environ, Gênes tenta de maintenir seule la Corse sous sa domination, mais sa faiblesse visible et le conflit qui l'opposait à l'Angleterre et à la Sardaigne encouragea les insulaires à réanimer leur lutte . Elle serait désormais conduite par des "protecteurs de la Nation" dont Alério Matra, l'abbé Ignace Venturini et Jean-Pierre Gaffori.
Ce dernier, docteur de formation, se révéla assez vite un redoutable combattant et entreprit de libérer Corté de la garnison génoise qui l'occupait.
Les troupes corses encerclèrent l'envahisseur, ils sont tenus à distance mais progressent pas à pas, l'issue ne fait alors plus aucun doute, les génois sont perdus et doivent se rendre ou périr.
Seulement, plusieurs siècles de domination violente et injuste ont habitués les génois à la traîtrise et à la perfidie, ce dont Gaffori se souvint à la vue de son jeune fils placé ligoté en haut des remparts adverses tel un bouclier humain.
Cette vision arrête les corses, les troupes reculent n'osant pas risquer la vie de l'enfant de leur chef. C'est alors qu'au milieu du chant de bataille surgit Faustine, l'épouse de Jean-Pierre Gaffori et mère de l'enfant. S'adressant tant aux troupes qu'à son époux, elle déclare :"patriotes, tirez, ne pensez pas à mon fils, pensez à la Patrie" (cette phrase varie suivant les auteurs).
Les hommes à contre-cœur s'exécutent et recommencent à regret, mais la rage au cœur, à assaillir l'occupant génois. Miraculeusement l'enfant survécu sans blessure à l'assaut et fut bien vite réconforté par sa mère, Faustine la mère-courage.

Gravure issue de "histoire illustrée de la Corse" de l'abbé Galletti, 1863, Bibl. Corté.
L'histoire de Faustine Gaffori pour autant ne s'arrête pas là et si peu de documents font état du reste de sa vie, on retrouve ici et là le rappel d'un autre évènement fameux auquel elle aurait participé.
Le conflit opposant les insulaires à l'occupant génois n'est pas terminé, et alors que Gaffori mène toujours ses hommes à la bataille, les génois fomentent de s'emparer de sa famille en guise de future monnaie d'échange.
A cette occasion et alors que la maison familiale est encerclée des soldats de la Sérénissime et que les hommes qui assurent la protection de la famille pensent à se rendre, Faustine s'approche du fucone en tenant à la main un tonnelet de poudre et déclare : "Choisissez de mourir ou comme des héros ou comme des lâches".
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