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Caravelle : la thèse du missile.

Le 11 septembre 1968, une caravelle de la compagnie Air France qui assurait la liaison entre les villes d'Ajaccio et de Nice s'abime en mer au large du cap d'Antibes. Après plusieurs années d'enquête et d'expertises, la commission ad hoc retiendra un accident causé par un incendie ayant ravagé la partie arrière de l'avion, lequel incendie a provoqué une perte de contrôle et le crash de l'avion a grande vitesse à la surface de la mer.

Cet accident d'avion est le plus grave qu'ait jamais connu la Corse, il a provoqué le décès de 95 personnes dont 89 passagers.

Si les conclusions du rapport d'enquêtes semblent s'appuyer sur des éléments probants qui se recoupent avec les constations effectuées, la thèse officielle est pourtant contestée par certaines familles de victimes.
Ces familles qui estiment que toute la lumière n'a pas été faite quant à l'éventuel action d'un missile sol-air, luttent en effet depuis plus de 36 ans pour avoir accès à certaines parties d'archives militaires qui selon elles confirmeraient leur théorie.

La base de leur raisonnement ne tenant pour l'heure qu'au recoupement de différents témoignages avec ou sans personnes interposées, elle conclut à une bavure de l'armée.

La théorie officielle sur la bavure militaire :


Le rapport final tel qu'il a été publié au journal officiel du 14 décembre 1972 a étudié les possibilités dans lesquelles un élément explosif ait pu concourir au crash mais les a écartées en s'appuyant sur l'examen chimique des débris remontés à la surface.

La thèse de la bombe n'apparaît pour les experts que fortement improbable puisque aucune substance chimique caractéristique n'a été décelée sur les pièces examinées, notons toutefois que ces dernières ont séjourné pour certaines des mois et pour d'autres des années dans l'eau de mer avant d'avoir été récupérées. Un laps de temps qui aurait peut-être permis la dissolution d'éventuels résidus et leur dissolution dans l'eau.

La thèse de la collision de la caravelle avec un autre avion ou avec un missile a également été examinée par les membres de la commission d'enquête mais a de même été rejetée pour les motifs suivants : "Une collision avec un autre aéronef ou un missile aurait selon toute vraisemblance causé des dommages majeurs à la structure de l'avion et celui-ci ne serait pas resté contrôlable pendant une durée que nous savons largement supérieure à 3 minutes".
La commission confirmant en outre s'être assurée auprès des autorités militaires de l'absence de tout tir d'engin à cette date et de tout navire de surface capable de lancer des missiles.

Cette version est contredite pas plusieurs témoignages recueillis par les familles des victimes et par certaines pièces qu'elles ont vu ou qu'elles ont pu collecter auprès des autorités militaires.

La remise en question des conclusions officielles.


Selon l'armée aucune manœuvre mettant en œuvre des missiles chargés ou non n'avait lieu ce jour là, pourtant avancent les familles il y avait bien un exercice d'interception aérienne dans ce secteur (fait corroboré par la participation d'un des appareils engagés aux recherches après le crash), exercice qui pouvait comprendre le tir de missiles désarmés aptes tout de même à provoquer la destruction de la caravelle. Au surplus plane l'éventualité d'un essai d'armes nouvelles sur la trajectoire de l'avion civil qui serait confirmé par le fait que les essais militaires du 11 septembre restent encore de nos jours sous le couvert du secret défense.

Des témoignages viennent rajouter du crédit à la thèse du missile seulement s'agissant le plus souvent de déclarations rapportées, ils semblent peu dignes de foi.

En définitive, seul aurait pu être probant l'examen minutieux des moteurs de la caravelle (qui étaient sur ce type d'avion placés de part et d'autre de la queue) hélas ceux-ci gisent au fond de la mer depuis 1968 et la Méditerranée garde jalousement son secret.

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