Le général Paul-François Grossetti

Né le 10 septembre 1861 à Paris, le général Grossetti aura donc assisté à deux guerres opposant la France à l’Allemagne, ce ne sera bien sûr que pendant la deuxième, la der des der, qu’il s’illustrera, et de quelle façon.

Le général Paul-François GrossettiPaul-François Grossetti s’il est né à Paris est le fils d’un Corse issue du village de Grosseto-Prugna en Corse-du-sud, à la fin d’un cursus d’enseignement reçu à la prestigieuse école de Saint-Cyr (fondée par un autre corse en 1802) il poursuit fort logiquement une carrière militaire qui l’emmène entre autres en Afrique et en Asie.

En 1914, lorsque débute la première Guerre Mondiale, Grossetti, la cinquantaine passée, est désormais général, il commande la 42ème Division d’infanterie et prend alors part à la plupart des batailles de la "guerre de mouvement" (par opposition à la "guerre des tranchées" de l’année suivante) qui marque le début du conflit, dont la fameuse "course à la mer" émaillée de batailles diverses dont celle de la Marne, des Flandres, de Nieuport, de Dixmude ou enfin celle de l’Yser en octobre 1914 où il stoppe les allemands.

A cette époque à un journal belge, le Général Foch aurait dit de lui en 1915 : "Mes généraux: d’Urbal, de Maud’huy, des héros; Grossetti, invulnérable. Toujours sous la mitraille, au milieu des balles. Elles ne le touchent pas. Quel homme! Et maintenant, songeons à l’avenir. De grands évènements se passeront sous peu."

Une déclaration qui semble-t-il n’était pas tombée dans l’oreille d’un sourd puisque la même année il sera fait Grand officier de l’Ordre de Léopold par le roi des belges Albert 1er et également cité à l’Ordre de l’armée française.

A la suite de sa participation aux batailles de Champagne et de Verdun, il sera appelé à participer à le direction générale des troupes au sein de l’état-major puis à diriger l’armée française engagée sur le front oriental où ses tactiques lui vaudront de recevoir la croix de Grand officier de la Légion d’honneur (créée par le même corse que plus haut) las contractant une dysenterie il décèdera à Paris moins d’un an avant l’armistice le 7 janvier 1918. Il sera inhumé à l’issue d’obsèques nationales au cimetière du Père-lachaise à Paris.

Crédits photographiques © Illustration d’après une carte postale

Tous nos articles sur Grosseto-Prugna ou sur le même thème :

ocanais a écrit le 01-03-2009 à 10-56 :
par avance merci
j'aimerai connaître le nom du sculpteur, du fondeur et la date d'inauguration de la statue du général Grosseto dans la caserne du même nom à Ajaccio merci de me les communiquer si vous en savez plus
JLTMM

Corsicanews a écrit le 11-03-2009 à 20-24 :
Bonjour,
Sans vouloir trop m'avancer puisque la question est dure,je dirais que la sculpture est l'œuvre de Louis-Henri Bouchard et qu'elle date de 1923, je n'ai hélas pas d'autres précisions mais je tâcherai d'en mettre la photo demain sur le site.
A bientôt.

Ocanais a écrit le 01-05-2009 à 13-36 :
merci pour le renseignement une autre oeuvre de ce sculpteur le buste du général Grosseto ce trouve dans on village d'origine Grosseto Prugna
Ocanais

bern a écrit le 07-05-2009 à 23-37 :
.
J’ai assisté le 9 novembre 2006 à la cérémonie d'inauguration de la "statue restaurée" de ce général Corse ...

Un lycéen du Lycée Fesch était chargé d'en dresser un rappel historique, je m'autorise un "copié collé" car il contient des anecdotes intéressantes…


Mesdames, Messieurs

Paul-François Grossetti naît à Paris le 10 septembre 1861. Son père, également prénommé Paul-François, est originaire de Grossetto-Prugna.
Après des études au collège Fesch a Ajaccio , il est reçu à saint Cyr à dix-huit ans.
La passion militaire a déjà fait son œuvre. De 1881 à 1885, Grossetti étrenne ses galons de sous-lieutenant au 2~ régiment des zouaves, en Afrique.
Après une campagne au Tonkin entre 1885 et 1886, il suit les cours de l'Ecole supérieure de guerre, il a 25 ans. Dès sa sortie, il est nommé capitaine.
A la mobilisation, Paul-François Grossetti est général, d'état-major de la 3erne armée et, au lendemain de Charleroi, commandant de la 42ème division.
A partir de cette date, les évènements se précipitent. Il prend une part glorieuse à la bataille de la Marne, et à la bataille des Flandres. Le septembre 1914, c'est la Fére-Champenoise, et le 30 octobre, la bataille de l' Yser ou pour venir en aide aux troupes Belges qui fléchissent près de Nieuport, il lance ses hommes en direction de Slype et Westende. Cette opération lui vaut quelques jours plus tard d'être fait Grand officier de l’ordre de Léopold de Belgique.
On raconte qu'au cours d'un violent accrochage, le 12 novembre 1914, il s'est tenu tranquillement assis sur une chaise devant la gare de Pervyse, d'où il a suivi les péripéties de la bataille . Au dessus de la localité, le ciel est noir de mitraille et les schrapnells éclatent de toutes parts .
Un autre témoignage, celui d'un officier de renseignement britannique, le major Baird, confirme la réputation de Paul-François Grossetti, son sang froid et son flegme . Venu lui demander s'il ne serait pas prudent de prévoir un plan de retraite, le major Baird s'entend répondre après que le général Grossetti l'eut fort civilement invité â s'asseoir: « Ai-je l'air de quelqu'un disposé â s'en aller ? Dans Grossetti, il y a gros », les déplacements me sont pénibles ». Et le major Baird de conclure son récit: « Ce Grossetti est un très correct gentleman, mais de fréquentation dangereuse
Cité à l'ordre de l'armée le 4 avril 1915 et promu général de division, il est affecté â l'état major général de l'armée le 20 avril il a 53 ans.
Il participe â la bataille de Verdun et vingt et un mois plus tard, en janvier 1917, on le retrouve commandant en chef de l'armée française d'Orient ou grâce â ses actions dans secteur de la Cerna, Monastir et sur le territoire albanais parvient â démanteler le front bulgaro allemand, faits d’armes qui lui vaudront le 1er octobre de la même année, la croix de grand officier de la Légion d'honneur.
Ce grand soldat qui a tant contribué à la victoire finale ne connaîtra pas l'armistice du 11 novembre 1918. Il meurt, à 57 ans, miné par la dysenterie, le 7 janvier 1918. Nul, mieux que le général en chef Foch, n'a dépeint la personnalité guerrière de ce personnage hors du commun :
« Ce fut en définitive un homme de guerre complet : rapidité de conception, sûreté d "exécution, solidité à toute épreuve, rien ne lui manquait des qualités d'un grand chef. Une armée peut être fière d 'avoir des chefs comme Grossetti » Des obsèques nationales au Père Lachaise récompenseront notre compatriote ardent défenseur du sol de la France .

Vous m'avez donné l'occasion de découvrir un véritable héros, un ancien du Fesch, mon collège, par son sacrifice, avec tant d'autres, il a contribué à la victoire finale . Aujourd'hui, 88 ans après sa mort, citoyen d'un pays libre, je peux conclure avec fierté : Vive la Corse, Vive la France !

Ajaccio le 9 novembre 2006

Don Pierre Casimiri ( 14 ans 1/2 élève en classe de 3ème au Collège Fesch d’ Ajaccio )

Votre nom/pseudo (obligatoire, publié) :

Votre email (obligatoire, non publié) :

Votre site/blog (facultatif, publié) :

Votre message (obligatoire, publié) :

Veuillez recopier le code de vérification : 

           Haut de page