Paul Valéry, génois ascendant corse
S’il est né à Sète dans l’Hérault, bien peu ignorent que les racines de l’un des plus prolifiques poètes-écrivains du début du XXe siècle sont plantées en terre corse au bas du Monte Stello dans le cap corse.
Né à Sète, le 30 octobre 1871 d’une mère d’origine génoise et d’un père né en Corse, Paul Valéry n’a pu renier ses origines quand bien même il ne fera jamais qu’une courte halte dans l’île à la fin de sa vie.
Il est donc génois par sa mère, Marie-Françoise Alexandrine Fanny, fille d’un notable génois que l’infortune politique avait conduit à devenir Consul d’Italie dans la cité héraultaise, cette jeune Fanny Grassi s’amouracha d’un obscur fonctionnaire, qui occupait des fonctions à l’administration des douanes, et elle l’épousa finalement en 1861.
Ce bien-heureux que la vie ne destinait peut-être pas à devenir l’époux de la filleule de l’amiral Bandiera avait vu le jour en 1825 à Bastia au sein d’une famille de marins. Est-ce l’esprit d’aventure insufflé par son ascendance qui conduisit donc Barthélémy de Lavasina à Sète ? Nul ne le sait.
On ne sait pas non plus ce qui conduisit la famille Valerii à quitter Lavasina (commune de Brando), selon certains, ou encore Erbalunga (même commune) selon d’autres, ni même ce qui provoqua l’adoption du "y" final mais ce fut fait et bien fait si l’on tient compte des conséquences.
La littérature française y gagna en effet l’un de ces monuments qui viennent hanter désormais les journées des collégiens.
A la suite d’une scolarité entamée à Sète sous la direction de moines dominicains et poursuivies au lycée de Montpellier, Paul délaissera ses envies initiales d’embrasser une carrière dans la marine pour se tourner vers le Droit. Suite à l’obtention d’une Licence dans cette matière, il trouvera à Paris une place de rédacteur au Ministère de la Guerre qui lui permettra parallèlement de donner libre cours à son talent poétique.
Embauché par Edouard Lebey, directeur de Havas, il épousera Jeanine Gobillard dont il aura trois enfants. ce n’est ainsi qu’aux alentours de la première guerre mondiale que son talent de poète sera véritablement consacré, notamment par son admission au saint des saints de la littérature : L’Académie française.
Il y est en effet élu le 19 novembre 1925 en remplacement d’Anatole France, on retrouve alors l’une des caractéristiques de l’âme corse : le "dispettu". En effet, alors qu’il est de tradition pour un académicien de faire l’éloge de celui dont il prend le siège, Paul Valéry appréciait peu son prédécesseur aussi il prit un malin plaisir à le faire sans citer une seule fois son nom lorsqu’il y fut invité le 23 juin 1927.
Occupant ensuite plusieurs postes dans les milieux culturels, et poursuivant sa carrière littéraire, l’immortel se singularisera par son opposition à ce que soient adressés des vœux faits au chef de l’État français, ce qui devait être fait suite à la rencontre de Montoire entre le Maréchal Pétain et Adolph Hitler.
Pris dans la tourmente d’une vie bien remplie, Paul Valéry n’aura visité qu’une seule fois et brièvement le terreau familial en août 1935, et à son décès le 20 juillet 1945 c’est tout naturellement le cimetière marin de Sète qui recueilli sa dépouille, le même cimetière marin que celui qui avait constitué l’une de ses œuvres majeures en 1920 et avait, sans doute, permit son accession à l’immortalité.
Né à Sète, le 30 octobre 1871 d’une mère d’origine génoise et d’un père né en Corse, Paul Valéry n’a pu renier ses origines quand bien même il ne fera jamais qu’une courte halte dans l’île à la fin de sa vie.Il est donc génois par sa mère, Marie-Françoise Alexandrine Fanny, fille d’un notable génois que l’infortune politique avait conduit à devenir Consul d’Italie dans la cité héraultaise, cette jeune Fanny Grassi s’amouracha d’un obscur fonctionnaire, qui occupait des fonctions à l’administration des douanes, et elle l’épousa finalement en 1861.
Ce bien-heureux que la vie ne destinait peut-être pas à devenir l’époux de la filleule de l’amiral Bandiera avait vu le jour en 1825 à Bastia au sein d’une famille de marins. Est-ce l’esprit d’aventure insufflé par son ascendance qui conduisit donc Barthélémy de Lavasina à Sète ? Nul ne le sait.
On ne sait pas non plus ce qui conduisit la famille Valerii à quitter Lavasina (commune de Brando), selon certains, ou encore Erbalunga (même commune) selon d’autres, ni même ce qui provoqua l’adoption du "y" final mais ce fut fait et bien fait si l’on tient compte des conséquences.
La littérature française y gagna en effet l’un de ces monuments qui viennent hanter désormais les journées des collégiens.
A la suite d’une scolarité entamée à Sète sous la direction de moines dominicains et poursuivies au lycée de Montpellier, Paul délaissera ses envies initiales d’embrasser une carrière dans la marine pour se tourner vers le Droit. Suite à l’obtention d’une Licence dans cette matière, il trouvera à Paris une place de rédacteur au Ministère de la Guerre qui lui permettra parallèlement de donner libre cours à son talent poétique.
Embauché par Edouard Lebey, directeur de Havas, il épousera Jeanine Gobillard dont il aura trois enfants. ce n’est ainsi qu’aux alentours de la première guerre mondiale que son talent de poète sera véritablement consacré, notamment par son admission au saint des saints de la littérature : L’Académie française.
Il y est en effet élu le 19 novembre 1925 en remplacement d’Anatole France, on retrouve alors l’une des caractéristiques de l’âme corse : le "dispettu". En effet, alors qu’il est de tradition pour un académicien de faire l’éloge de celui dont il prend le siège, Paul Valéry appréciait peu son prédécesseur aussi il prit un malin plaisir à le faire sans citer une seule fois son nom lorsqu’il y fut invité le 23 juin 1927.
Occupant ensuite plusieurs postes dans les milieux culturels, et poursuivant sa carrière littéraire, l’immortel se singularisera par son opposition à ce que soient adressés des vœux faits au chef de l’État français, ce qui devait être fait suite à la rencontre de Montoire entre le Maréchal Pétain et Adolph Hitler.
Pris dans la tourmente d’une vie bien remplie, Paul Valéry n’aura visité qu’une seule fois et brièvement le terreau familial en août 1935, et à son décès le 20 juillet 1945 c’est tout naturellement le cimetière marin de Sète qui recueilli sa dépouille, le même cimetière marin que celui qui avait constitué l’une de ses œuvres majeures en 1920 et avait, sans doute, permit son accession à l’immortalité.
Crédits photographiques © Académie Française
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