Paoli et le bourreau.
Nous parlons évidemment d’un temps où la peine de mort était dans la totalité des sociétés européenne une peine courante voire nécessaire pour la répression de certains crimes.
Dès lors, nulle honte pour la Corse indépendante du XVIIIe siècle d’avoir eu besoin de recourir à un bourreau chargé d’effectuer cette basse besogne.
Le problème était toutefois que personne en Corse ne voulait s’astreindre à exécuter les sentences, la mise à mort des criminels consistant en l’absence d’un bourreau au passage par les armes.
Il revint donc au général Pascal Paoli de s’assurer du recrutement et un jour, alors que ce dernier se trouvait à Corté, on fit entrer un personnage qui avait un message quelconque à transmettre au père de la nation. Celui-ci l’écouta d’un air distrait puis se tournant vers son aide lui dit : "ecco il boia" (le voila notre bourreau).
On invita l’inconnu à se restaurer avant de lui proposer cet emploi ; l’homme, un sicilien, accepta avec empressement cette charge et déclara qu’étant lui-même fils et petit fils de bourreau il n’aurait aucun scrupule à appliquer les sentences et à s’adapter à la vie de reclus qui lui serait réservée.
On lui aménagea en conséquence une cellule de la citadelle de Corté où il pourrait se reposer et manger à l’écart de ses contemporains, dans le but certainement de dissuader les malfaisants de le rencontrer un jour.
C’est ainsi que la Corse, un jour, eut son bourreau.
Dès lors, nulle honte pour la Corse indépendante du XVIIIe siècle d’avoir eu besoin de recourir à un bourreau chargé d’effectuer cette basse besogne.
Le problème était toutefois que personne en Corse ne voulait s’astreindre à exécuter les sentences, la mise à mort des criminels consistant en l’absence d’un bourreau au passage par les armes.
Il revint donc au général Pascal Paoli de s’assurer du recrutement et un jour, alors que ce dernier se trouvait à Corté, on fit entrer un personnage qui avait un message quelconque à transmettre au père de la nation. Celui-ci l’écouta d’un air distrait puis se tournant vers son aide lui dit : "ecco il boia" (le voila notre bourreau).
On invita l’inconnu à se restaurer avant de lui proposer cet emploi ; l’homme, un sicilien, accepta avec empressement cette charge et déclara qu’étant lui-même fils et petit fils de bourreau il n’aurait aucun scrupule à appliquer les sentences et à s’adapter à la vie de reclus qui lui serait réservée.
On lui aménagea en conséquence une cellule de la citadelle de Corté où il pourrait se reposer et manger à l’écart de ses contemporains, dans le but certainement de dissuader les malfaisants de le rencontrer un jour.
C’est ainsi que la Corse, un jour, eut son bourreau.
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