Constantin "Tino" ROSSI
C'est au matin du 29 avril 1907, au numéro 45 de la rue Fesch à Ajaccio que Tino ROSSI fera entendre pour la première fois le son mélodieux de sa voix ; né de Laurent, tailleur, et de Eugénie, femme au foyer.
Tino a huit frères et sœurs et à l'évidence ne manifeste pas l'envie de reprendre à son compte l'affaire familiale, il n'aime pas non plus l'école préférant au son monocorde de ses professeurs le rythme entraînant des ritournelles ajacciennes. Vedette ? Il l'est dans l'âme, impressionnant dès son plus jeune âge les paroissiens de l'église Saint ROCH d'Ajaccio.
Tintin, comme on l'appelait alors, choisit définitivement la vie de bohème en s'embarquant une fois jeune homme pour Nice avec quelques amis, et devint "Tino".
Nice, c'est là qu'il rencontra une jeune violoncelliste, Annie, qui lui fit cadeau de son premier enfant, Pierrette ; travaillant le jour au service des hypothèques de Nice il chantait le soir pour assouvir sa passion.
Le couple hélas ne durera guère et Tino s'en revint en Corse, ou il doit travailler comme changeur au casino d'Ajaccio.
La passion de Tino, si elle en fit par la suite un monument de la chanson française, ne pouvait alors suffire à le faire vivre ; néanmoins il traversa une nouvelle fois la méditerranée devint changeur au Casino d'Aix-en-Provence et connut le succès, d'estime d'abord puisqu'il ne se produisit que sur de petites scènes de la région.
Tino monté à la capitale en 1932 subit une amère désillusion, ses disques ne se vendaient pas ou peu. Et c'est des concerts à Marseille qui lancèrent définitivement sa carrière, son charisme et sa voix sensuelle finirent par lui ouvrir les portes de Paris, il enchaîna alors spectacles musicaux et apparitions cinématographiques, "parade de France", "tout Paris chante", "Marinella". Tino un succès d'acteur ? Oui mais surtout de chanteur car ses disques s'arrachent et sa voix monopolise les ondes.
1936 est l'époque des premiers congés payés, de la joie, de l'insouciance et Tino, chanteur du sud, personnifie les vacances dans l'imaginaire collectif. "Marinella" donc, dont la chanson éponyme s'écoulera dans les foyers français, et "Naples au baiser de feu" l'année suivante.
Décidément Tino ne se satisfait pas de son seul succès franco-français et embarque poussé par l'envie de séduire le nouveau monde et les froides contrées canadiennes ; succès, succès, succès à tel point que la Fox lui proposera un contrat mirifique qu'il refuse. La 2ème guerre mondiale ne freinera pas son ascension puisqu'il continue de tourner et de chanter.
En 1946, il chante "petit papa noël" qui reste à ce jour son plus grand succès commercial, vendu à plus de 30 millions d'exemplaires. En 1947 : il épouse à Cassis Lilia VETTI, danseuse, dont il ne se séparera plus et dont il aura un fils.
Fort de sa célébrité américaine et canadienne, il retourne en Amérique du Nord la même année, revenu en France il tourne pour Marcel PAGNOL en 1948. La Grande-Bretagne elle aussi sera conquise.
Tino pourtant s'éloigne petit à petit du cinéma, se consacrant à la scène il devient une star de l'opérette dont "méditerranée", "Naples au baiser de feu".
Tino, en pleine gloire, s'éloigne pourtant à plus de soixante ans du monde du spectacle, et le plus souvent c'était du côté du Scudo, sa villa sur la route des sanguinaires à Ajaccio, qu'on l'entendit chanter accompagnés de ses amis dont Lucien BOCCOGNANO, célèbre chanteur et guitariste corse.
A la fin de l'année 1982, Tino ROSSI remplira une dernière fois une salle de concert, ce fut pendant deux mois au Casino de Paris, dernier succès, hommage à ses presque soixante années de carrière professionnelle, avant que sa terrible maladie ne l’enlève définitivement à l'affection de sa famille et de ses fidèles admirateurs le 26 septembre 1983.
Tino a huit frères et sœurs et à l'évidence ne manifeste pas l'envie de reprendre à son compte l'affaire familiale, il n'aime pas non plus l'école préférant au son monocorde de ses professeurs le rythme entraînant des ritournelles ajacciennes. Vedette ? Il l'est dans l'âme, impressionnant dès son plus jeune âge les paroissiens de l'église Saint ROCH d'Ajaccio.
Tintin, comme on l'appelait alors, choisit définitivement la vie de bohème en s'embarquant une fois jeune homme pour Nice avec quelques amis, et devint "Tino".
Nice, c'est là qu'il rencontra une jeune violoncelliste, Annie, qui lui fit cadeau de son premier enfant, Pierrette ; travaillant le jour au service des hypothèques de Nice il chantait le soir pour assouvir sa passion.
Le couple hélas ne durera guère et Tino s'en revint en Corse, ou il doit travailler comme changeur au casino d'Ajaccio.
La passion de Tino, si elle en fit par la suite un monument de la chanson française, ne pouvait alors suffire à le faire vivre ; néanmoins il traversa une nouvelle fois la méditerranée devint changeur au Casino d'Aix-en-Provence et connut le succès, d'estime d'abord puisqu'il ne se produisit que sur de petites scènes de la région.
Tino monté à la capitale en 1932 subit une amère désillusion, ses disques ne se vendaient pas ou peu. Et c'est des concerts à Marseille qui lancèrent définitivement sa carrière, son charisme et sa voix sensuelle finirent par lui ouvrir les portes de Paris, il enchaîna alors spectacles musicaux et apparitions cinématographiques, "parade de France", "tout Paris chante", "Marinella". Tino un succès d'acteur ? Oui mais surtout de chanteur car ses disques s'arrachent et sa voix monopolise les ondes.

Côte du Scudo à Ajaccio.
1936 est l'époque des premiers congés payés, de la joie, de l'insouciance et Tino, chanteur du sud, personnifie les vacances dans l'imaginaire collectif. "Marinella" donc, dont la chanson éponyme s'écoulera dans les foyers français, et "Naples au baiser de feu" l'année suivante.
Décidément Tino ne se satisfait pas de son seul succès franco-français et embarque poussé par l'envie de séduire le nouveau monde et les froides contrées canadiennes ; succès, succès, succès à tel point que la Fox lui proposera un contrat mirifique qu'il refuse. La 2ème guerre mondiale ne freinera pas son ascension puisqu'il continue de tourner et de chanter.
En 1946, il chante "petit papa noël" qui reste à ce jour son plus grand succès commercial, vendu à plus de 30 millions d'exemplaires. En 1947 : il épouse à Cassis Lilia VETTI, danseuse, dont il ne se séparera plus et dont il aura un fils.
Fort de sa célébrité américaine et canadienne, il retourne en Amérique du Nord la même année, revenu en France il tourne pour Marcel PAGNOL en 1948. La Grande-Bretagne elle aussi sera conquise.
Tino pourtant s'éloigne petit à petit du cinéma, se consacrant à la scène il devient une star de l'opérette dont "méditerranée", "Naples au baiser de feu".
Tino, en pleine gloire, s'éloigne pourtant à plus de soixante ans du monde du spectacle, et le plus souvent c'était du côté du Scudo, sa villa sur la route des sanguinaires à Ajaccio, qu'on l'entendit chanter accompagnés de ses amis dont Lucien BOCCOGNANO, célèbre chanteur et guitariste corse.
A la fin de l'année 1982, Tino ROSSI remplira une dernière fois une salle de concert, ce fut pendant deux mois au Casino de Paris, dernier succès, hommage à ses presque soixante années de carrière professionnelle, avant que sa terrible maladie ne l’enlève définitivement à l'affection de sa famille et de ses fidèles admirateurs le 26 septembre 1983.
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