Ajaccio : La statue du général Grossetti
La statue du général Grossetti est l’un des monuments incontournable de la ville d’Ajaccio même si, présentée dans une enceinte militaire, bien rares sont ceux qui peuvent l’approcher. Cela n’a pourtant pas toujours été le cas.
La statue du général trouve abri en effet dans la cour intérieure de la caserne Grossetti, boulevard Albert 1er à Ajaccio, laquelle fort logiquement close par une grille empêche le visiteur de pénétrer sans y avoir été préalablement autorisé. Le fait que la statue réalisée en hommage d’un des derniers génies militaires d’origine corse se trouve placée ainsi sur un terrain clos dépendant de l’administration de la défense pourrait ne pas choquer si l’on oublie que lors de sa mise en place elle trônait sur un espace ouvert au public, ce qui n’est bien entendu pas le cas avec Corsica news.
La statue du général est une commande réalisée auprès d’un sculpteur français Louis Henri Bouchard (né à Dijon en 1875 et décédé à Paris en 1960) qui a réalisé également la statue représentant le buste du général que l’on retrouve dans le village de Grosseto-Prugna (village d’origine du père du général, sur la rive sud du golfe d’Ajaccio) ou encore celle du cimetière du Père Lachaise où il est enterré.
Comme il en est fait mention sur son piédestal elle fut offerte en son hommage par la Belgique (Albert 1er, roi des belges, tenait le général en haute estime comme nous avons eu l’occasion de le voir), la ville de Paris (qu’il a contribué à préserver par ses actions sur le front de la Marne) et la Corse (souscription populaire), immédiatement sous la statue de face est visible la légende "reconnaissantes au Général Grossetti, héros de la Marne et de l’Yser" (NB : les deux faces latérales du piédestal de granite font apparaître les gravures suivantes : "Marne septembre 1914, Yser octobre 1914, Champagne 1915, verdun 1916, orient 1917".
La statue en bronze, dont la première esquisse est conservée au musée Bouchard à Paris, sera installée dans le courant de l’année 1923 sur la place Miot d’Ajaccio, une polémique serait née (fort justement à notre avis et selon une de nos sources) entre la population de la ville, ses édiles d’une part et l’administration de la défense d’autre part lorsque cette dernière entreprit de construire la caserne Grossetti (années 1970), chacune des parties revendiquant la pleine propriété de l’œuvre d’art et accusant l’autre de tentative éhontée d’appropriation ; lors de la réalisation des travaux la statue fut, comme vous vous en doutez, déplacée de quelques mètres et passa de la place Miot à l’enceinte militaire, l’armée avait donc eu gain de cause.
Il nous apparaît (c’est une hypothèse) que la dispute fut réglée par un arrangement tacite des propriétés foncières réciproques suivant le principe : à l’armée la statue, à la ville du terrain.

Photographie de la Statue du Général Grossetti à Ajaccio
La statue du général trouve abri en effet dans la cour intérieure de la caserne Grossetti, boulevard Albert 1er à Ajaccio, laquelle fort logiquement close par une grille empêche le visiteur de pénétrer sans y avoir été préalablement autorisé. Le fait que la statue réalisée en hommage d’un des derniers génies militaires d’origine corse se trouve placée ainsi sur un terrain clos dépendant de l’administration de la défense pourrait ne pas choquer si l’on oublie que lors de sa mise en place elle trônait sur un espace ouvert au public, ce qui n’est bien entendu pas le cas avec Corsica news.La statue du général est une commande réalisée auprès d’un sculpteur français Louis Henri Bouchard (né à Dijon en 1875 et décédé à Paris en 1960) qui a réalisé également la statue représentant le buste du général que l’on retrouve dans le village de Grosseto-Prugna (village d’origine du père du général, sur la rive sud du golfe d’Ajaccio) ou encore celle du cimetière du Père Lachaise où il est enterré.
Comme il en est fait mention sur son piédestal elle fut offerte en son hommage par la Belgique (Albert 1er, roi des belges, tenait le général en haute estime comme nous avons eu l’occasion de le voir), la ville de Paris (qu’il a contribué à préserver par ses actions sur le front de la Marne) et la Corse (souscription populaire), immédiatement sous la statue de face est visible la légende "reconnaissantes au Général Grossetti, héros de la Marne et de l’Yser" (NB : les deux faces latérales du piédestal de granite font apparaître les gravures suivantes : "Marne septembre 1914, Yser octobre 1914, Champagne 1915, verdun 1916, orient 1917".
La statue en bronze, dont la première esquisse est conservée au musée Bouchard à Paris, sera installée dans le courant de l’année 1923 sur la place Miot d’Ajaccio, une polémique serait née (fort justement à notre avis et selon une de nos sources) entre la population de la ville, ses édiles d’une part et l’administration de la défense d’autre part lorsque cette dernière entreprit de construire la caserne Grossetti (années 1970), chacune des parties revendiquant la pleine propriété de l’œuvre d’art et accusant l’autre de tentative éhontée d’appropriation ; lors de la réalisation des travaux la statue fut, comme vous vous en doutez, déplacée de quelques mètres et passa de la place Miot à l’enceinte militaire, l’armée avait donc eu gain de cause.
Il nous apparaît (c’est une hypothèse) que la dispute fut réglée par un arrangement tacite des propriétés foncières réciproques suivant le principe : à l’armée la statue, à la ville du terrain.
Crédits photographiques © DR - Corsicanews








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