La grotte de Napoléon
Partons brièvement, sur les traces de l’Empereur, à l’exploration de ce lieu mythique du tourisme ajaccien où, selon la légende Napoléon alors simple enfant ajaccien, avait coutume de venir lire et rêvasser à deux pas d’Ajaccio, au Casone.
A gauche en contrebas du monument commémoratif dédié à la mémoire de l’enfant illustre d’Ajaccio, quand on traverse la place d’Austerlitz (esplanade du Casone) pour rejoindre la statue, se situent couverts par des oliviers plus que centenaires une enchevêtrement de roches monolithiques dont deux, prenant appui l’une sur l’autre, semblent former une caverne, une grotte.
C’est là, selon son histoire, que le jeune Napoléon avait dit-on pour habitude de s’extraire du tumulte de la ville distante alors d’un millier de pas pour réfléchir, qui sait, à la grandeur de son destin futur.
On a beaucoup disserté sur l’emplacement exact de cette grotte dont la localisation précise, et même la place dans la jeunesse de l’Empereur, semble devoir être mise à caution ; ainsi l’a t-on temporairement située à proximité de la maison familiale que la famille Bonaparte appelait les Milleli. Puis on a convenu que c’était bien au Casone qu’elle se trouvait puisqu’il s’agissait d’une ancienne propriété des jésuites acquise par la famille impériale, opérant de ce fait un drôle de raccourci puisqu’elle ne sera en réalité achetée que bien après la jeunesse de Napoléon.
Toujours est-il qu’il semble vraisemblable que ce lieu mystérieux ait un jour où l’autre accueilli l’enfant prodigue de la gloire comme il l’a sans doute fait pour des générations de jeunes ajacciens turbulents l’y ayant précédé ou lui ayant succédé jusqu’à nos jours. Et qui sait là où à l’occasion de jeux il a peut-être mis en oeuvre ses premières stratégies guerrières.
Pour conclure, laissons la parole à miss Thomasina Campbell riche écossaise éprise de la Corse et surtout d’Ajaccio (elle s’y installera même et crééra le concept d’Ajaccio station d’hiver) qui dans son ouvrage "Notes sur l’Ile de Corse en 1868", paru en 1872 décrivait brièvement ce sanctuaire napoléonien ainsi que suit (page 38) :
Miss Campbell, on ne sait si ce fut par la Mairie, fut entendue quelques années après puisque les vœux de celle qui fit tant pour la splendeur de la cité impériale au XIXe siècle furent exaucés.

La Grotte du Casone à Ajaccio, terrain de jeu napoléonien
A gauche en contrebas du monument commémoratif dédié à la mémoire de l’enfant illustre d’Ajaccio, quand on traverse la place d’Austerlitz (esplanade du Casone) pour rejoindre la statue, se situent couverts par des oliviers plus que centenaires une enchevêtrement de roches monolithiques dont deux, prenant appui l’une sur l’autre, semblent former une caverne, une grotte.
C’est là, selon son histoire, que le jeune Napoléon avait dit-on pour habitude de s’extraire du tumulte de la ville distante alors d’un millier de pas pour réfléchir, qui sait, à la grandeur de son destin futur.On a beaucoup disserté sur l’emplacement exact de cette grotte dont la localisation précise, et même la place dans la jeunesse de l’Empereur, semble devoir être mise à caution ; ainsi l’a t-on temporairement située à proximité de la maison familiale que la famille Bonaparte appelait les Milleli. Puis on a convenu que c’était bien au Casone qu’elle se trouvait puisqu’il s’agissait d’une ancienne propriété des jésuites acquise par la famille impériale, opérant de ce fait un drôle de raccourci puisqu’elle ne sera en réalité achetée que bien après la jeunesse de Napoléon.
Toujours est-il qu’il semble vraisemblable que ce lieu mystérieux ait un jour où l’autre accueilli l’enfant prodigue de la gloire comme il l’a sans doute fait pour des générations de jeunes ajacciens turbulents l’y ayant précédé ou lui ayant succédé jusqu’à nos jours. Et qui sait là où à l’occasion de jeux il a peut-être mis en oeuvre ses premières stratégies guerrières.
Pour conclure, laissons la parole à miss Thomasina Campbell riche écossaise éprise de la Corse et surtout d’Ajaccio (elle s’y installera même et crééra le concept d’Ajaccio station d’hiver) qui dans son ouvrage "Notes sur l’Ile de Corse en 1868", paru en 1872 décrivait brièvement ce sanctuaire napoléonien ainsi que suit (page 38) :
"Un peu plus loin de la place dite du Casone, se trouve la Grotte dite de Napoléon, formée de trois grands rochers. Elle n’est plus, malheureusement, aussi bien soignée que dans les anciens temps. Le pourtour de l’intérieur était garni d’un banc en maçonnerie recouvert de briques luisantes ; au milieu une espèce de fauteuil. Alors que Napoléon était à Sainte-Hélène, ses vieux compagnons d’armes et les admirateurs de sa gloire, se rendaient pieusement à la grotte et emportaient des morceaux de ces briques qu’ils conservaient religieusement comme leurs trésors les plus précieux. Il serait encore très-facile d’entourer ces magnifiques blocs de granit, d’un joli jardin, les rendant dignes du nom qu’ils portent.
Espérons que la ville s’en occupera sans délai."
Miss Campbell, on ne sait si ce fut par la Mairie, fut entendue quelques années après puisque les vœux de celle qui fit tant pour la splendeur de la cité impériale au XIXe siècle furent exaucés.
Crédits photographiques © DR - Corsicanews
Tous nos articles sur Ajaccio ou sur le même thème :





Haut de page