La légende du dolmen de Fontanaccia
Les raisons de l’édification des empilages mégalithiques sont traditionnellement obscures pour autant les croyances populaires et les légendes maquent rarement de fournir une justification c’est le cas, bien entendu, de la fameuse "stazzona di u diavulu".
L’appellation de "forge du diable", donnée par la coutume au dolmen de Fontanaccia, trouve ainsi son origine dans l’une de ces croyances et, comme pour le dolmen lui-même, c’est Prosper Mérimée qui par la publication de son ouvrage "Notes d’un voyage en Corse" en 1840 chez Fournier lui a donné sa célébrité actuelle.
Nous n’essaierons bien entendu pas de comparer notre prose à celle de l’un des plus grands auteurs à s’être penché sur l’histoire la Corse et vous proposons de de lire directement un passage de son œuvre :
"D’après une tradition à laquelle on ne croit plus, mais que l’on conte encore aux enfants comme chez nous les histoires de Croque-Mitaine, le diable aurait assemblé ces pierres de sa main pour lui servir d’enclume. Quelquefois on entendrait les coups de son redoutable marteau.
Un jour ou une nuit, mécontent de son travail, il jeta ce marteau du haut de la Stazzona dans la plaine du Taravo. Le marteau , tombant à un millier de mètres de là, forma en s’enfonçant dans la terre un petit étang qu’on appelle quelquefois lo Stagno fiel Diavolo , mais plus souvent Stagna d’Erbajolo. Un berger conta à M. Mathieu que cet étang diabolique s’agrandissait tous les jours".
Et de poursuivre qu’ayant chercher à vérifier l’exactitude de la légende, après tout il était là pour cela, il a pu constater que loin de s’étendre, l’étang en question s’était presque asséché ; mais les légendes ont parait-il la vie dure.
L’appellation de "forge du diable", donnée par la coutume au dolmen de Fontanaccia, trouve ainsi son origine dans l’une de ces croyances et, comme pour le dolmen lui-même, c’est Prosper Mérimée qui par la publication de son ouvrage "Notes d’un voyage en Corse" en 1840 chez Fournier lui a donné sa célébrité actuelle.Nous n’essaierons bien entendu pas de comparer notre prose à celle de l’un des plus grands auteurs à s’être penché sur l’histoire la Corse et vous proposons de de lire directement un passage de son œuvre :
"D’après une tradition à laquelle on ne croit plus, mais que l’on conte encore aux enfants comme chez nous les histoires de Croque-Mitaine, le diable aurait assemblé ces pierres de sa main pour lui servir d’enclume. Quelquefois on entendrait les coups de son redoutable marteau.
Un jour ou une nuit, mécontent de son travail, il jeta ce marteau du haut de la Stazzona dans la plaine du Taravo. Le marteau , tombant à un millier de mètres de là, forma en s’enfonçant dans la terre un petit étang qu’on appelle quelquefois lo Stagno fiel Diavolo , mais plus souvent Stagna d’Erbajolo. Un berger conta à M. Mathieu que cet étang diabolique s’agrandissait tous les jours".
Et de poursuivre qu’ayant chercher à vérifier l’exactitude de la légende, après tout il était là pour cela, il a pu constater que loin de s’étendre, l’étang en question s’était presque asséché ; mais les légendes ont parait-il la vie dure.
Crédits photographiques © Jaume Meneses - CC-by-SA
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