La pudeur s’expose square Trottel

Cette œuvre d’art ne pouvait rêver meilleur écrin que celui qui lui a été choisi voici quelques décennies, le lieu venant rehausser, malgré peut-être celui qui l’a choisi, la contradiction de ce monument.

la statue de la Pudeur à Ajaccio


Nul besoin sans doute d’expliquer plus avant le rapport entre cette sculpture de porphyre rose (granit) et l’appellation qui lui a été donnée, pour autant alors qu’on aurait pû l’imaginer dans un écrin plus intimiste c’est au cœur de l’une des places les plus passantes de la cité impériale qu’elle a été posée, là, visible de la route et abandonné visiblement gênée au regard inquisiteur de touristes pressés à bord du petit train qui sillonne les hauts lieux touristiques de la ville.

Il est vrai pourtant qu’elle devrait, comme les ajacciens, au contraire être fière des formes qui lui ont été faites par les mains et le burin du sculpteur corse Noël Bonardi, dont il s’agit, à notre avis, de l’interprétation artistique la plus aboutie. Il est ainsi à rendre grâce à la bonté de la Fondation Paul Ricard qui l’a offerte à la commune d’Ajaccio après avoir distingué l’artiste d’un 1er prix en 1967.

Autres temps autre mœurs dit-on et il est vrai que la statue de La pudeur avait reçu un accueil bien mitigé, ainsi une anecdote plutôt évocatrice de cet accueil par cette vénérable vieille dame qui couvrait, de la main, les yeux de son petit-fils en lui recommandant fermement de ne pas regarder cette "cochonnerie", que le temps à passé puisque désormais bien peu sont les jeunes adolescents ajacciens à ne pas avoir effleuré du creux de la main ces jolies courbes en rêvant sans doute à un meilleur destin.

Crédits photographiques © DR - Corsicanews

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