A Madonuccia
Le 18 mars de chaque année, les ajacciens honorent la Sainte patronne de la ville, Notre dame de la Miséricorde, la Madonuccia.
A la Madonuccia fut consacrée la Ville d’Ajaccio, suivant un acte rédigé par les magnifiques anciens en 1656.
La population de la Ville d’Ajaccio a une affection toute particulière pour la Madonuccia, a qui elle attribue le fait d’avoir sauvé de la peste leurs ancêtres en 1656.
Ceux qu’on appelle aujourd’hui les "magnifiques anciens" avaient en effet décidé de consacrer la Ville au culte de Notre Dame de de la Miséricorde puisque celle ci avait entendu leurs prières et décidé d’épargner d’un terrible fléau la Ville.
Ces voeux des "magnifiques anciens" étaient depuis réitérés chaque année, le 18 mars, toujours selon le même rituel jusqu’à il y a peu depuis 1660. (NDLR : depuis cette date le voeu était reformulé le jour de la commémoration par le premier magistrat et 4 adjoints.)
La population, fidèle à la tradition, perpétue néanmoins chaque année le souvenir de cette consécration par des cérémonies qui se déroulent sur deux jours et qui regroupent des milliers de personnes unies dans le même sentiment de reconnaissance.
La veille du 18 mars, sont organisées des messes et des veillées ou cours desquelles la population se recueille à la mémoire de ses anciens.
Ainsi une veillée, précédée de la procession des confréries de la ville, est organisée sur la place Foch au soir du 17 devant la niche depuis laquelle une effigie de la Madonuccia perpétue le rôle de gardienne qui lui a été conféré, ce que rappelle d’ailleurs l’inscription latine "Posuerunt me custodem" soit "gardienne ils m’ont placée". Chaque habitant manifeste, ce soir là, sa foi en allumant cierges et bougies devant l’autel de la madonuccia ainsi qu’aux fenêtres et balcons.
Le 18 est le jour de la commémoration proprement dite et celui de la grande procession.
Le matin une grande messe est organisée à la cathédrale d’Ajaccio en présence de Monseigneur l’Evèque de la Corse (actuellement il s’agit de Monseigneur Jean-Luc BRUNIN).
L’après midi, une nouvelle messe précède la procession, la cathédrale ne peut suffire à accueillir la totalité des personnes présentes, et celles ci suivent son déroulement depuis le parvis.
A la fin de la messe commence la procession, la représentation de la Madonuccia (une autre) est portée à l’épaule par une dizaine de personnes qui sont relayés de temps en temps par d’autres, les habitants suivent la marche tout comme les élus.
Traditionnellement, les membres de la "musique municipale" d’Ajaccio ouvrent la marche suivis par les représentants de chaque paroisse de la cité impériale, puis de la statue de la Madonuccia et la procession entame son parcours dans les rues d’Ajaccio.
Son parcours la conduit à arpenter notamment la rue Fesch et le Cour Napoléon, de nombreuses haltes sont faites et donnent lieu à des prières reprises par la quasi totalité des habitants.
Le cortège fait ensuite un arrêt prolongé devant l’Eglise Saint Roch (sur le cours Napoléon) où l’Evèque en tête, les chœurs d’Ajaccio entament de magnifiques chants religieux (traditionnellement se retrouvent sur les marches de l’église les membres de la communauté portugaise d’Ajaccio qui uni sa foi à celle des ajacciens).
La procession reprend ensuite son cours toujours précédée de la "musique municipale" jusqu’à revenir à son point de départ la cathédrale d’Ajaccio.
Il se sera alors écoulé plus d’une heure.
A la Madonuccia fut consacrée la Ville d’Ajaccio, suivant un acte rédigé par les magnifiques anciens en 1656.
Une ferveur qui traverse les siècles :
La population de la Ville d’Ajaccio a une affection toute particulière pour la Madonuccia, a qui elle attribue le fait d’avoir sauvé de la peste leurs ancêtres en 1656.Ceux qu’on appelle aujourd’hui les "magnifiques anciens" avaient en effet décidé de consacrer la Ville au culte de Notre Dame de de la Miséricorde puisque celle ci avait entendu leurs prières et décidé d’épargner d’un terrible fléau la Ville.
Ces voeux des "magnifiques anciens" étaient depuis réitérés chaque année, le 18 mars, toujours selon le même rituel jusqu’à il y a peu depuis 1660. (NDLR : depuis cette date le voeu était reformulé le jour de la commémoration par le premier magistrat et 4 adjoints.)
La population, fidèle à la tradition, perpétue néanmoins chaque année le souvenir de cette consécration par des cérémonies qui se déroulent sur deux jours et qui regroupent des milliers de personnes unies dans le même sentiment de reconnaissance.Les cérémonies :
La veille du 18 mars, sont organisées des messes et des veillées ou cours desquelles la population se recueille à la mémoire de ses anciens.
Ainsi une veillée, précédée de la procession des confréries de la ville, est organisée sur la place Foch au soir du 17 devant la niche depuis laquelle une effigie de la Madonuccia perpétue le rôle de gardienne qui lui a été conféré, ce que rappelle d’ailleurs l’inscription latine "Posuerunt me custodem" soit "gardienne ils m’ont placée". Chaque habitant manifeste, ce soir là, sa foi en allumant cierges et bougies devant l’autel de la madonuccia ainsi qu’aux fenêtres et balcons.Le 18 est le jour de la commémoration proprement dite et celui de la grande procession.
Le matin une grande messe est organisée à la cathédrale d’Ajaccio en présence de Monseigneur l’Evèque de la Corse (actuellement il s’agit de Monseigneur Jean-Luc BRUNIN).
L’après midi, une nouvelle messe précède la procession, la cathédrale ne peut suffire à accueillir la totalité des personnes présentes, et celles ci suivent son déroulement depuis le parvis.
A la fin de la messe commence la procession, la représentation de la Madonuccia (une autre) est portée à l’épaule par une dizaine de personnes qui sont relayés de temps en temps par d’autres, les habitants suivent la marche tout comme les élus.
Traditionnellement, les membres de la "musique municipale" d’Ajaccio ouvrent la marche suivis par les représentants de chaque paroisse de la cité impériale, puis de la statue de la Madonuccia et la procession entame son parcours dans les rues d’Ajaccio.Son parcours la conduit à arpenter notamment la rue Fesch et le Cour Napoléon, de nombreuses haltes sont faites et donnent lieu à des prières reprises par la quasi totalité des habitants.
Le cortège fait ensuite un arrêt prolongé devant l’Eglise Saint Roch (sur le cours Napoléon) où l’Evèque en tête, les chœurs d’Ajaccio entament de magnifiques chants religieux (traditionnellement se retrouvent sur les marches de l’église les membres de la communauté portugaise d’Ajaccio qui uni sa foi à celle des ajacciens).La procession reprend ensuite son cours toujours précédée de la "musique municipale" jusqu’à revenir à son point de départ la cathédrale d’Ajaccio.
Il se sera alors écoulé plus d’une heure.
Crédits photographiques © DR - Corsicanews
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