Les chiffres de la desserte de la Corse en 2009
L’ORTC juge de paix en ce qui concerne les chiffres des différents modes de transports vers, depuis et dans l’île, a livré hier un état chiffré des l’activité des différents modes de transports pour l’année 2009, en voici les éléments marquants.
Nous le savions depuis quelques semaines déjà, les chiffres ont explosé les attentes des pessimistes, les différents modes de desserte de l'île de beauté ont assuré le transport de 7.828.478 passagers soit une évolution de 6% par rapport à l'année précédente.
Si l'on comprend uniquement les passagers ayant effectué un séjour (hors croisiéristes donc), il y a eu 7 317 098 passagers aériens et maritimes traités à l'entrée et à la sortie.

Et plus particulièrement la ville d'Ajaccio qui, escale la plus attractive de l'île, a accueillit 460.154 croisiéristes (contre 395.146 en 2008) soit une augmentation de 16,45%.
La politique visant à attirer les croisières dans la cité impériale telle qu'entreprise il y a quelques années déjà a ainsi porter ses fruits puisque l'essentiel des 511.380 clients de croisières à être venus en Corse est passé par cette ville (un chiffre qui promet d'augmenter encore cette année avec l'inscription de cette escale au programme des croisières Disney).
Ajaccio à la main mise sur les croisières, Bastia sur les rotations de compagnies de transport maritime et aérien.
Le nombre des rotations vers Bastia est en effet éloquent 2.347 rotations maritimes (lignes régulières) et 6.662 rotations aériennes contre respectivement 986 et 6.390 pour sa rivale sudiste, Ajaccio.
Une offre déséquilibrée qui se traduit fort logiquement par un déficit dans le nombre de passagers entre Ajaccio et Bastia ; 2.642.135 passagers ont transité par Ajaccio contre 3.518.437 par Bastia par bateau ou par avion.
Avec 2.498.843 passagers ce port de Haute-Corse distance allègrement le principal port de Corse-du-sud, Ajaccio en effet n'a vu transiter que 1.091.629, le tout sur les lignes régulières et donc hors trafic de croisière.
L'attractivité du port bastiais est confirmée par le nombre d'autres navires à avoir relié Bastia au cours de l'année 2009 ainsi 46 cimentiers, 37 gaziers et 71 pétroliers ont déversé ces diverses ressources depuis ce port contre respectivement 17, 19 et 62 à l'avoir fait dans la cité impériale.
Cette place de premier port de l'île, Bastia la doit essentiellement à sa situation géographique bien entendu, par sa proximité avec les ports du Nord de l'Italie la cité draine fort logiquement la majeure part du trafic en provenance de la péninsule ainsi sur les 2.498.843 passagers, 1.269.485 ont transité par l'Italie. Le différentiel sur les lignes françaises est dès lors réduit avec 1.229.358 passagers à Bastia et 1.088.802 à Ajaccio.
S'agissant des cinq autres ports de l'île leur trafic est loin d'être anecdotique également : Ile-Rousse (291.028 passagers), Bonifacio (244.772), Calvi (205.801), Porto-Vecchio (104.268) et Propriano (90.694).
Il est à noter que seuls les ports de Bonifacio, Calvi et Propriano enregistrent une baisse de trafic par rapport à 2008.
En terme de passagers transportés bien sur.
Sur les 2.790.063 passagers enregistrés en 2009 39% sont passés par Ajaccio (soit 1.090.352 passagers) mais Bastia, qui franchit pour la première fois la barre du million de passagers, est désormais en embuscade à 36% et 1.011.816 passagers précisemment.
Ajaccio conserve donc sa place mais il y a peu de risque à parier que la situation va prochainement s'inverser, la récente présence des low-cost privilégiant cet aéroport au détriment de celui d'Ajaccio expliquant sans doute les choses.
Les compagnies low-cost (qui ont traité 292.382 passagers en 2009 contre 78.598 en 2008) représentent 17% du trafic à Bastia contre seulement 6% à Ajaccio, ce dernier est, qui plus est, seulement le troisième aéroport de l'île s'agissant des lignes internationales.
Nous l'avons dit l’année 2010 s’annonce décisive en la matière, aussi nous ne ferons que survoler ce point mais est à noter que la Corsica ferries représentait l'année dernière 62% du trafic sur ligne française (31% à la SNCM et 7% à la compagnie Méridionale) et 52% du trafic italien (39% à la Moby Lines et 8% à la SAREMAR).
Il est sans doute significatif de relever que le nombre de passagers transportés par la Moby Lines représente les 2/3 de celui de la SNCM et pourrait donc très prochainement dépasser cette dernière en terme de passagers transportés alors qu'elle va assurer des rotations sur les lignes françaises.
Plus généralement s'agissant de la desserte maritime est à signaler la perte d'importance du port de Marseille dans le trafic global vers la Corse, au détriment principalement du port de Toulon mais également de celui de Nice qui dépasse en 2009 Marseille en terme de passagers.
Toulon voit transiter 25,45% du trafic de passager vers la Corse contre 20,92% pour Nice, 19,83% pour Marseille, 15,41% pour Livourne et 7,05% à Savone.
Une perte d'influence marseillaise que l'on retrouve également au niveau du transport de fret avec fait notable une augmentation de la part de marché détenue par la Corsica Ferries (22% en 2009) due quasi-exclusivement au contrat conclut avec la centrale d'achat E. Leclerc (laquelle est présente dans l'île depuis quelques mois seulement).
Un nouveau record en terme de nombre de passagers.
Nous le savions depuis quelques semaines déjà, les chiffres ont explosé les attentes des pessimistes, les différents modes de desserte de l'île de beauté ont assuré le transport de 7.828.478 passagers soit une évolution de 6% par rapport à l'année précédente.
Si l'on comprend uniquement les passagers ayant effectué un séjour (hors croisiéristes donc), il y a eu 7 317 098 passagers aériens et maritimes traités à l'entrée et à la sortie.

La Corse incontournable escale des croisières.
Et plus particulièrement la ville d'Ajaccio qui, escale la plus attractive de l'île, a accueillit 460.154 croisiéristes (contre 395.146 en 2008) soit une augmentation de 16,45%.
La politique visant à attirer les croisières dans la cité impériale telle qu'entreprise il y a quelques années déjà a ainsi porter ses fruits puisque l'essentiel des 511.380 clients de croisières à être venus en Corse est passé par cette ville (un chiffre qui promet d'augmenter encore cette année avec l'inscription de cette escale au programme des croisières Disney).
Bastia, plaque tournante des passages vers la Corse.
Ajaccio à la main mise sur les croisières, Bastia sur les rotations de compagnies de transport maritime et aérien.
Le nombre des rotations vers Bastia est en effet éloquent 2.347 rotations maritimes (lignes régulières) et 6.662 rotations aériennes contre respectivement 986 et 6.390 pour sa rivale sudiste, Ajaccio.
Une offre déséquilibrée qui se traduit fort logiquement par un déficit dans le nombre de passagers entre Ajaccio et Bastia ; 2.642.135 passagers ont transité par Ajaccio contre 3.518.437 par Bastia par bateau ou par avion.
Le port bastiais reste le premier port de Corse...
Avec 2.498.843 passagers ce port de Haute-Corse distance allègrement le principal port de Corse-du-sud, Ajaccio en effet n'a vu transiter que 1.091.629, le tout sur les lignes régulières et donc hors trafic de croisière.
L'attractivité du port bastiais est confirmée par le nombre d'autres navires à avoir relié Bastia au cours de l'année 2009 ainsi 46 cimentiers, 37 gaziers et 71 pétroliers ont déversé ces diverses ressources depuis ce port contre respectivement 17, 19 et 62 à l'avoir fait dans la cité impériale.
Cette place de premier port de l'île, Bastia la doit essentiellement à sa situation géographique bien entendu, par sa proximité avec les ports du Nord de l'Italie la cité draine fort logiquement la majeure part du trafic en provenance de la péninsule ainsi sur les 2.498.843 passagers, 1.269.485 ont transité par l'Italie. Le différentiel sur les lignes françaises est dès lors réduit avec 1.229.358 passagers à Bastia et 1.088.802 à Ajaccio.
S'agissant des cinq autres ports de l'île leur trafic est loin d'être anecdotique également : Ile-Rousse (291.028 passagers), Bonifacio (244.772), Calvi (205.801), Porto-Vecchio (104.268) et Propriano (90.694).
Il est à noter que seuls les ports de Bonifacio, Calvi et Propriano enregistrent une baisse de trafic par rapport à 2008.
mais Ajaccio garde le premier aéroport de l'île.
En terme de passagers transportés bien sur.
Sur les 2.790.063 passagers enregistrés en 2009 39% sont passés par Ajaccio (soit 1.090.352 passagers) mais Bastia, qui franchit pour la première fois la barre du million de passagers, est désormais en embuscade à 36% et 1.011.816 passagers précisemment.
Ajaccio conserve donc sa place mais il y a peu de risque à parier que la situation va prochainement s'inverser, la récente présence des low-cost privilégiant cet aéroport au détriment de celui d'Ajaccio expliquant sans doute les choses.
Les compagnies low-cost (qui ont traité 292.382 passagers en 2009 contre 78.598 en 2008) représentent 17% du trafic à Bastia contre seulement 6% à Ajaccio, ce dernier est, qui plus est, seulement le troisième aéroport de l'île s'agissant des lignes internationales.
La bagarre des compagnies maritimes
Nous l'avons dit l’année 2010 s’annonce décisive en la matière, aussi nous ne ferons que survoler ce point mais est à noter que la Corsica ferries représentait l'année dernière 62% du trafic sur ligne française (31% à la SNCM et 7% à la compagnie Méridionale) et 52% du trafic italien (39% à la Moby Lines et 8% à la SAREMAR).
Il est sans doute significatif de relever que le nombre de passagers transportés par la Moby Lines représente les 2/3 de celui de la SNCM et pourrait donc très prochainement dépasser cette dernière en terme de passagers transportés alors qu'elle va assurer des rotations sur les lignes françaises.
Plus généralement s'agissant de la desserte maritime est à signaler la perte d'importance du port de Marseille dans le trafic global vers la Corse, au détriment principalement du port de Toulon mais également de celui de Nice qui dépasse en 2009 Marseille en terme de passagers.
Toulon voit transiter 25,45% du trafic de passager vers la Corse contre 20,92% pour Nice, 19,83% pour Marseille, 15,41% pour Livourne et 7,05% à Savone.
Une perte d'influence marseillaise que l'on retrouve également au niveau du transport de fret avec fait notable une augmentation de la part de marché détenue par la Corsica Ferries (22% en 2009) due quasi-exclusivement au contrat conclut avec la centrale d'achat E. Leclerc (laquelle est présente dans l'île depuis quelques mois seulement).





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