SIDA : état des lieux 2009 en Corse

A l’occasion de la 21e journée de mobilisation et de sensibilisation sur ce fléau pathogène, le temps est venu de faire un instantané sur cette maladie dans l’île de beauté, comme l’an passé. Si les chiffres semblent de bonne augure, ils ne peuvent faire oublier que les malades le sont toujours faute d'un traitement parfaitement efficace et que le risque de contamination est toujours bien réel.

ruban solidarité SIDADes chiffres de bonne augure disions-nous, et en effet, puisque selon l'Institut de Veille Sanitaire (InVS) il n'y aurait eu aucune déclaration de SIDA durant l'année 2008, contre un seul diagnostic positif au cours de l'année 2007 (après expiration des délais de déclaration à l'organisme de surveillance de la santé publique). En outre le dernier décès dû au SIDA, dans l'île, remonterait à l'année 2007 ; pour un nombre total de 167 depuis l'apparition du virus dans les années 1980.

Pour autant, 271 des habitants de l'île restent infectés à défaut de pouvoir être totalement guéris, un traitement capable d'éradiquer totalement le rétrovirus du SIDA reste toujours un espoir en cette fin d'année 2009 ; il s'agit d'une réalité que même de bons chiffres ne peuvent occulter.
Ce sont ainsi parmi nos concitoyens 204 hommes et 67 femmes qui restent en état de maladie en cette fin d'année 2009, et en leur sein : 3 petites filles et 6 petits garçons, tous âgés de 3 à 9 ans.

Ces chiffres sont, en outre, en trompe l'œil puisque si la maladie semble marquer un pas en région corse, ce n'est pas le cas de la contamination par le VIH et 2 nouveaux cas de séropositivité avaient ainsi été comptabilisés en 2008, un dans chacun des départements.
Il s'agit de 2 hommes, un hétérosexuel et l'autre non, tous deux de nationalité française, l'un âgé de moins de 30 ans et l'autre de plus de 60, aucun ne se droguait ; en 2009, le virus est encore susceptible de toucher tout le monde.
En 2009, neuf personnes vivent en état de séropositivité en Corse-du-sud et 25 en Haute-Corse ; avec une épée de Damoclès au dessus de la tête.

Pour conclure rappelons que malgré des avancées non négligeables en matière de lutte contre le SIDA, faute de financement certaines pistes de recherche ne peuvent toujours pas, en 2009, être explorées totalement qu'il s'agisse d'un vaccin, d'un traitement ou même de la parfaite connaissance de l'évolution de la maladie et du passage, qui ne pourrait pas être aussi systématique qu'on le pense, entre le stade de séropositivité et le SIDA déclaré.

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