Corse : qui pour garder les vieux ?

L’INSEE a publié un très intéressant tableau relatif aux capacités d’accueil des personnes âgées dans les différentes régions françaises (DOM et TOM compris), sans surprise la Corse fait office de parent pauvre lorsqu’on additionne les différentes offres.

Panneau de signalisation routière attention personnes âgéesCette situation est d’autant plus alarmante que notre région est statistiquement une île de vieux et que par conséquent le manque de structures risque de devenir de plus en plus cruel à mesure que l’âge et la dépendance des séniors s’accroîtront.

Selon la Statistique d’Etat on dénombre ainsi :
- 802 lits en maison de retraite ;
- 259 Logement-foyers ;
- 302 lits dans les services de soins de longue durée ;
- 416 places dans les services de soins à domicile.

Si l’on rapporte le nombre d’équipements au nombre de vieux (plus de 75 ans) on se retrouve, à ce jour, avec une capacité de 36,4 places pour 1 000 habitants de 75 ans ou plus, c’est le deuxième rapport le plus faible de France (métropole et outre-mer confondus).
En Ile-de-France le taux d’équipement pour mille est de 112,3 places, 95,3 places en PACA, 156 places en Pays de la Loire (région la mieux équipée de France), seule la Guadeloupe fait pire avec seulement 15,5 places pour 1.000 personnes de plus de 75 ans.
La moyenne nationale (métropole et outre-mer confondus) s’établissant à 116,8 offres pour 1.000 personnes âgés de plus de 75 ans.

Si traditionnellement on peut considérer que les familles de Corse réussissent peut-être mieux qu’ailleurs à permettre à leurs anciens de rester dans leur domicile, voire même n’hésitent pas à "adopter un vieux", il semble pour autant que confrontées à des difficultés financières toujours grandissantes elles ne pourront toutes y parvenir dans l’avenir, d’autant que le Papy Boom que l’on nous promet risque fort d’augmenter ce manque criant de places dans les 10 prochaines années.
Malgré les efforts faits ces dernières années, notamment en matière de formation professionnelle, l’absence de véritable politique en la matière en ce qu’elle provoque un vide concurrentiel sur les prix, et donc un embouteillage de demandeurs dû à la pénurie d’offres, aggravera la situation en empêchant d’accéder à de tels services de garde les personnes qui en auront le plus besoin : les vieux des pauvres.

buffa a écrit le 25-11-2009 à 21-50 :
les structures pour recevoir les personnes agées étant moins coûteuses que d'édifier un barrage, alors pourquoi ne pas profiter de "l'aubaine" du défrichage intempestif de la vallée du Rizzanese où le barrage est en construction, pour construire une structure d'accueil pour nos chers vieux. Ce lieu ancestral perdu pour perdu, au moins revivra, et permettra de créer des emplois.

Votre nom/pseudo (obligatoire, publié) :

Votre email (obligatoire, non publié) :

Votre site/blog (facultatif, publié) :

Votre message (obligatoire, publié) :

Veuillez recopier le code de vérification : 

           Haut de page