Un accord historique pour la sauvegarde du Gypaete
Les ministères de l’Ecologie et de la défense ainsi que le Président de la Ligue pour la protection des oiseaux ont ratifié le 20 octobre courant un texte qui doit venir renforcer les mesures de protection du rapace le plus menacé d’Europe : le gypaète barbu.
Par un texte commun les représentants des ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer (MEEDDM), du ministère de la défense et la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO, d’Allain BOUGRAIN DUBOURG) tenant compte des perturbations que pouvaient représenter le survol des massifs montagneux par divers aéronefs et plus spécialement ceux de l’armée ont considéré nécessaire de décider de l’interdiction de survol des bassins de vie des Gypaète lors des périodes de reproduction ; on parle ainsi de mise "en évidence de l’impact majeur du survol des avions et des hélicoptères à proximité des aires de nidification et de reproduction" avec en incidence une perturbation du process de reproduction et donc à terme un renouvellement de l’espèce insuffisamment rapide pour endiguer sa disparition.
En conséquence de quoi le ministère de la défense s’engage à ce que les différents aéronefs qui composent la force aérienne française ne survolent plus les "zones de sensibilité majeures" (ZSM) à moins de 1.000 mètres du sol (et non 1.000 d’altitude, ce qui n’aurait servi à rien). Dans l’éventualité où un couple de gypaète nicherait dans une zone qui sert habituellement aux activités régulières d’entraînement militaire, la Défense s’engage en outre à examiner l’opportunité de voir s’il est possible d’aménager son activité.
On le voit la pratique de l’accord risque d’être moins bénéfique que son annonce le laisse espérer, mais il s’agit tout de même d’une avancée ainsi, typiquement, il sera interdit aux militaires de survoler (lors de liaisons et à moins de 1.000 mètres du sol) les ZSM du 1er novembre au 15 août suivant avec pour bémol l’absence de reproduction effective, il convient de préciser que dans l’éventualité où il n’y aurait aucune activité reproductive d’un couple sa ZSM pourra être survolée hormis entre novembre et mars inclus, le reste de l’année (qu’il y ait ou non reproduction) les vols seront "libres".
Il est intéressant de relever que les services du Parc Naturel régional de Corse seront mis à contribution tant pour localiser les ZSM que pour indiquer un état de reproduction en cours ; étant précisé que la position des ZSM ne sera communiquée qu’aux seuls personnes intéressées pour ne pas voir, par exemple, les randonneurs curieux remplacer dans les massifs corses les hélicoptères ou encore des chasseurs vouloir accrocher le rapace à leur tableau de chasse.
Enfin, cet accord entérine également la décision prise de faire un grand plan national d’action du Gypaète Barbu 2010/2019 (lequel vient en fait consacrer et unifier les efforts des régions qui œuvrent de longue date pour la préservation de cet oiseau et donc ceux du PNR de Corse), avec moultes informations divulguées tant auprès des pilotes que du grand public et une intensification des actions directes tenant à la sauvegarde du rapace dans son milieu naturel.
Si comme nous l’avons vu cet engagement est assez limitée, il constitue bien une avancée notable dans la préservation de cette espèce emblématique de l’île de beauté dont les effectifs restent fort mesurés, en 2006 par exemple sur les 42 couples recensés dans l’ensemble des massifs français seuls 9 nichaient en Corse. Bien entendu les autres volatiles de Corse bénéficieront de facto de cette timide avancée ainsi le Milan Royal ou les éperviers autres rapaces qui sont présents dans nos montagnes dans les mêmes zones que le Gypaète.
Par un texte commun les représentants des ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer (MEEDDM), du ministère de la défense et la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO, d’Allain BOUGRAIN DUBOURG) tenant compte des perturbations que pouvaient représenter le survol des massifs montagneux par divers aéronefs et plus spécialement ceux de l’armée ont considéré nécessaire de décider de l’interdiction de survol des bassins de vie des Gypaète lors des périodes de reproduction ; on parle ainsi de mise "en évidence de l’impact majeur du survol des avions et des hélicoptères à proximité des aires de nidification et de reproduction" avec en incidence une perturbation du process de reproduction et donc à terme un renouvellement de l’espèce insuffisamment rapide pour endiguer sa disparition.En conséquence de quoi le ministère de la défense s’engage à ce que les différents aéronefs qui composent la force aérienne française ne survolent plus les "zones de sensibilité majeures" (ZSM) à moins de 1.000 mètres du sol (et non 1.000 d’altitude, ce qui n’aurait servi à rien). Dans l’éventualité où un couple de gypaète nicherait dans une zone qui sert habituellement aux activités régulières d’entraînement militaire, la Défense s’engage en outre à examiner l’opportunité de voir s’il est possible d’aménager son activité.
On le voit la pratique de l’accord risque d’être moins bénéfique que son annonce le laisse espérer, mais il s’agit tout de même d’une avancée ainsi, typiquement, il sera interdit aux militaires de survoler (lors de liaisons et à moins de 1.000 mètres du sol) les ZSM du 1er novembre au 15 août suivant avec pour bémol l’absence de reproduction effective, il convient de préciser que dans l’éventualité où il n’y aurait aucune activité reproductive d’un couple sa ZSM pourra être survolée hormis entre novembre et mars inclus, le reste de l’année (qu’il y ait ou non reproduction) les vols seront "libres".
Il est intéressant de relever que les services du Parc Naturel régional de Corse seront mis à contribution tant pour localiser les ZSM que pour indiquer un état de reproduction en cours ; étant précisé que la position des ZSM ne sera communiquée qu’aux seuls personnes intéressées pour ne pas voir, par exemple, les randonneurs curieux remplacer dans les massifs corses les hélicoptères ou encore des chasseurs vouloir accrocher le rapace à leur tableau de chasse.
Enfin, cet accord entérine également la décision prise de faire un grand plan national d’action du Gypaète Barbu 2010/2019 (lequel vient en fait consacrer et unifier les efforts des régions qui œuvrent de longue date pour la préservation de cet oiseau et donc ceux du PNR de Corse), avec moultes informations divulguées tant auprès des pilotes que du grand public et une intensification des actions directes tenant à la sauvegarde du rapace dans son milieu naturel.
Si comme nous l’avons vu cet engagement est assez limitée, il constitue bien une avancée notable dans la préservation de cette espèce emblématique de l’île de beauté dont les effectifs restent fort mesurés, en 2006 par exemple sur les 42 couples recensés dans l’ensemble des massifs français seuls 9 nichaient en Corse. Bien entendu les autres volatiles de Corse bénéficieront de facto de cette timide avancée ainsi le Milan Royal ou les éperviers autres rapaces qui sont présents dans nos montagnes dans les mêmes zones que le Gypaète.





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