Grippe A : la Corse touchée par la pandémie ?
Avec ce cas de grippe A touchant un élève d’une douzaine d’années scolarisé au collège Arthur Giovoni d’Ajaccio, la Corse tient sans doute son premier cas de Grippe mexicaine non importé (NDLR : des cas suspects et au moins un cas confirmé de grippe importée avaient été signalés au mois de juillet 2009).Pas de panique pour autant et quand bien même le premier cas d’un décès de malade non atteint d’une autre affection vient tout juste d’être signalé en France métropolitaine, en effet après une forte activité grippale au début du mois (31/08 à 06/09) la dernière semaine d’observation (07/09 à 13/09) a fait état d’une diminution du nombre des grippes cliniques relevées par le réseau Sentinelles (voir carte suivante).

Les deux dernières semaines de la grippe en Corse
La Corse faisait ainsi partie la semaine dernière des régions de France les moins touchées par la grippe (saisonnière ou mexicaine) ; passant même en-deça du seuil épidémique.
Il est intéressant toutefois de noter que la propagation des virus grippaux semble se faire du sud de l’île vers le nord, il semble ainsi vraisemblable que la maladie touche dans les prochains jours le département de Haute-Corse mais va-t-elle pour autant disparaître de Corse-du-sud ? Rien n’est moins sûr.
Le bulletin récent [PDF] de l’Institut de veille sanitaire tend à confirmer en effet que le virus H1N1 fait preuve d’une aptitude remarquable s’agissant de la rapidité de la contagion ce qui est aggravé par le fait qu’il soit désormais "le virus grippal majoritaire en France métropolitaine".
En outre, il semble utile de s’interroger sur l’état réel de préparation de la population Corse à l’éventuelle épidémie massive que nous promettent les pessimistes d’autant plus que si les services publics semblent bien avoir pris toutes mesures utiles pour prévenir leurs salariés d’une atteinte grippale une grande part de la prévention est laissée entre les mains de la population ; ainsi pour rester sur le terrain scolaire et la ville d’Ajaccio il semble paradoxal que l’hygiène minimale soit du ressort des parents uniquement (pas de stocks publics de lotions hydro-alcooliques, pas de masques, etc). Laisser la santé publique aux mains des citoyens est-ce bien raisonnable ?








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