Déliquescence des services publics en Corse
Privatisation de la Poste : rideau
Hier une journée nationale de mobilisation a conduit à la cessation quasi-totale de l'activité postale en Corse et sur le continent, ce mouvement de protestation était consécutif à l'annonce de la privatisation prochaine de la Poste.

Si l'on ne peut certes pas s'empêcher de penser que la grêve organisée sous l'égide des inter-syndicales habituelles à plus pour objectif de préserver l'actuel statut des agents de la Poste que la préservation d'un hypothétique "service public" dont beaucoup considèrent qu'il n'en a que le nom, compte tenu des retards et du fait que parfois certains colis ont décidément bien du mal à rentrer dans les boîtes, à tel point d'ailleurs qu'on est toujours obligé de les quérir au guichet quand bien même on était bien présent là et à cette heure précise en plus, pour autant cette privatisation que l'on nous vend ne va-t-elle pas conduire au final à une recherche effrénée de rentabilité au seul profit de quelques-uns ?
Et partant cette privatisation qui va nécessairement conduire à la fermeture à moyen terme de quelques uns des 138 bureaux de postes dénombrés en Corse (chiffre Corsica news), fermeture qui constituera peut-être un épiphénomène d'un nouvel exode rural dans les communes de l'intérieur qui n'auront vraisemblablement pas les moyens de maintenir l'activité à leurs seuls frais.
Où comment se décide donc aujourd'hui, sans que l'on n'y prête forcément une grande attention, l'avenir de la Corse.
Hôpital d'Ajaccio : à liquider
Entre mise sous tutelle et plan social, l'avenir ne s'annonce pas forcément gai du côté de l'hôpital de la miséricorde qui comme certains des patients qu'il héberge vit actuellement une triste agonie... financière (voir la revue de presse sur l'actualité sanitaire en Corse).
Trop d'effectifs, trop de laisser-aller et c'est toute l'institution hospitalière qui se retrouve en péril.
Et si, et si, làs de devoir supporter comme client un établissement hospitalier vivant sous perfusion ses fournisseurs refusaient de le livrer ?